S'envoyer en l'air, les pieds sur terre
Il y a deux mondes au moins dans ma vie : celui professionnel, dans lequel tout le monde me prend pour une geek voire plus, juste parce que je connais twitter, le mot API, que je sais ce qu'est un développeur et le header d'une page web.
Et puis le monde normal, celui où je suis complètement à la ramasse comparée aux autres : ils comprennent les arcanes de l'informatique, emploient des vrais mots de geeks et m'expliquent plein de choses sur le monde merveilleux de l'Internet.
Dans tous les mondes en revanche, j'ai quelques marottes. Limite des obsessions. Genre j'ai 2 ou 3 principes qui me tiennent à coeur et je ne lâche rien. Rien. Vraiment rien. L'un d'entre eux m'a fait descendre dans la rue il y a peu. Je ne saurais trop le qualifier, il est un peu protéiforme, un truc qui mêlerait : la liberté d'expression, le droit à un minimum de respect de ma vie privée et la trouille de la censure rampante que l'étouffement par législations empilées induit forcément.
Il y a quelques jours, j'ai manifesté parmi les anonymous pour dire que je pense que le projet de texte de l'ACTA n'est pas la solution, est liberticide aussi. Je ne sais pas si ça a fait de moi une anonymous mais en tout cas, j'ai rejoins pas mal d'autres acharnés, un samedi après-midi très très frais et humide. Je me demandais vraiment à quoi ressemblerait le cortège. Je me doutais bien qu'il n'y aurait pas les traditionnels ballons orange de la cfdt, chants diffusés via haut parleur par la cgt...
J'imaginais un groupe anarchique pas seulement dans les idées : désorganisé et un peu épouvantail, des jeunes un peu décalés qui foutent le bordel. Après tout, les anonymous c'est un groupe de personnes qui connaissent suffisamment la technique pour mettre à mal certains gros systèmes du web, des gars à lunettes et cheveux sales qui voient jamais le jour puisqu'ils vivent dans une cave entourés d'écrans.
Pas du tout.
Autour de moi, il n'y avait pas 10 illuminés mais un vrai cortège de manifestants. Des jeunes, des vieux. Des gens masqués, des tatoués, des maquillées avec soin. Des jeans mais aussi des costumes très soignés et des attachés-case.Et une vraie ferveur commune. Un investissement que j'ai ressenti tout le long de notre marche. J'ai parlé aux gens autour de moi, les autres ont tenté de convaincre les passants et parfois réussi.
Quand on est arrivés à république, on est resté encore un peu là, à chanter, à sauter comme un seul homme le poing levé. On n'était pas aussi nombreux qu'un jour de lutte pour la retraite mais je nous ai trouvés beaux. Et j'étais fière d'être là, visage découvert, à manifester mon envie que la liberté cesse d'être morcelée réglementation après réglementation.
Il y a une nouvelle manif samedi. Forcément l'une est près de chez vous. Renseignez-vous !

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Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
moi, j'étais sur le nuage avec toi, ...
je l'aime pas tellement. mais du coup...
ah mais je crois que beaucoup d'abste...