
Le 22 janvier 2010, Barack Obama annonce qu’il veut remettre en place le Glass-Steagall Act. Cette mesure, adoptée en 1929 après la grande crise, avait été abrogée en 1999.
Cette loi rétablit la séparation dans les banques entre activités de crédit (la banque du quotidien) et les activités de marché (spéculation financière). Après avoir annoncé la mise en place de taxes sur les revenus financiers, le président américain va encore une fois à l’encontre de Wall Street et des grands de la finance qu’il avait pourtant soutenu lors de la crise des subprimes. Ceci montre, sans forcément le glorifier aveuglément, que M. Obama fait preuve, depuis le début de son mandat, d’un courage politique dont nous avions été peu témoin durant l’ère Bush junior.
Cette position vis-à-vis de la finance est d’autant plus remarquable que le locataire de la maison blanche sort tout juste de deux dossiers épineux que sont la réforme du système de santé et les nouvelles orientations militaires en Afghanistan.
Les méthodes utilisées par Barack Obama depuis le début de son mandat font fortement contraste avec celles de notre président actuel. Là où M. Sarkozy s’échine à gesticuler, à pratiquer le clientélisme et à apparaitre à la moindre situation d’actualité favorable, M. Obama avance prudemment, semble-t-il avec circonspection. Il s’assure toujours l’aide de ses conseillés et n’apparait en public que lorsque c’est nécessaire et de manière murement réfléchie. De plus, alors que le système électoral américain est fortement et ouvertement basé sur le financement de la campagne par les compagnies privées, M. Obama n’a pas hésité à se mettre en opposition face aux deux lobbies extrêmement puissants que sont la finance et les entreprises de la santé aux USA.
En cela, il est, pour moi, en totale opposition avec M. Sarkozy. Notre président n’a de cesse de se mettre en affrontement directe avec toute sorte de catégories de population (les profs, les immigrés, les ouvriers…) essayant de nous faire croire que cette position est une preuve de son courage et de sa témérité.
C’est tellement facile de cracher sur le jury qui vous a élu une fois l’élection passée. Le vrai courage en France serait que M. Sarkozy accepte enfin de jouer carte sur table avec les grands industriels français. Ceci serait d’autant plus facile pour lui qu’une grande majorité de ces gens lui est proche. Les délocalisations, la précarisation des employés, les licenciements en masse ainsi que l’écologie sont autant de dossiers sur lesquels M. Sarkozy aurait pû nous prouver qu’il n’est pas qu’un pion à la solde des grandes familles industrielles.
Le fait de rejeter la majorité de la population pour privilégier une petite oligarchie ne peut pas uniquement être mis au crédit de la doctrine libérale de l’UMP. En comparaison, le parti démocrate républicain a toujours été plus capitaliste et plus libéral que ne l’a été le RPR ou l’UMP. Nicolas Sarkozy est typiquement le genre d’homme qui s’écrase devant les puissants tout en criant sur ses subordonnés. Il est d’ailleurs de notoriété publique qu’il est odieux avec ses ministres et beaucoup moins avec ses amis du CAC 40.
Barack Obama semble avoir plusieurs qualités qui manquent cruellement à notre président : la pondération, la stratégie, le courage et le caractère visionnaire. Sans en faire pour autant un messie, il agit finalement tel qu’on voudrait que tout homme à la tête d’un Etat si grand et puissant le fasse.

by ArAgorrn
Salut Lili, Bienvenue ici !
La politique du renouvellement perpet...
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Merci. - Je suis tombée sur ton blog...
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