
Ma voix résonne sous la voûte de la station quand je lui dit fort "je t'aime". Mais il ne se retourne pas. Les gens me regardent drôlement. Je reste immobile les pieds comme pris dans le goudron. Mon cœur tape de ses poings mes tympans pour sortir. Il veut courir. Il veut crier. Il veut le haïr. Il veut l'aimer. Mais je le garde prisonnier. Envahie par le silence de celui qui ne se retourne pas. J'attends. Inutilement. J'attends un soubresaut. Mais il ne se retourne pas. Son choix est fait. Nous ne nous reverrons pas. Les gens me contournent. Me bousculent. Vivent. Et je me meure. Leurs murmures froufroutent contre les murs sales de la station. Je suis invisible même si les regards s'attardent un instant sur mes joues ruisselantes et mes mots tus. Comment pourrait-ce être la réalité ? Je ne suis pas une inconnue. Je ne suis pas muette. Il m'a entendu. Pourtant il a fait le choix de ne pas se retourner. De ne pas se retourner sur mon ventre s'arrondissant. Nous ne nous reverrons pas.

By Zanflygal
crédit photo : Zanflygal
Mais? Vous n'avez pas des dix-heures ...
Une bien jolie famille en vérité......
C'est quoi un dix heures ? (Je pose ...
qu'est ce tu veux commenter derrière...
Ouais
Ecrire ce qui fait mal permet de le t...
Enfin ! C'est la rentrée pour beauco...
Ça claque dès le matin ! Ça vous ...
La seule fourmi ayant un penchant po...
Et nos petits cartables débordent dÃ...